Gîtes des Aygues-Vives, 8 rue de l’Eglise, 09250 Luzenac

haute-Ariège, France

 

Agréés

Gîtes de France

Magie des Pyrénées : douces et fortes, authentiques, aujourd’hui comme hier

 

 

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Présentation

Les gîtes :

description, accès, services ; liens

La  région :

géographie, écologie et histoire

Photos

Tarifs et Réservation

 

 

Géographie

Ecologie

Histoire

 

 

 

 

Géographie : un site pyrénéen d’intérêt écologique classé Natura 2000,

entouré de zones naturelles d’intérêt écologique et floristique caractéristiques des étages montagnard et sub-alpin

 

Localisation

La commune s’étend de 594 à 2247m d’altitude. L’église de Luzenac est le support d’un repère de nivellement IGN, posé près du sol, qui donne les coordonnées suivantes :

*       altitude : 607,9 m ;

*       latitude : 42°45’45’’ Nord ;

*       longitude : 1°45’46’’ Est.

 

Géologie

La haute-Ariège est une zone de contact entre 3 unités géologiques pyrénéennes très complexes en matière de lithologie, stratigraphie et tectonique : la zone axiale cristalline où sont situés certains des plus hauts sommets, la zone périphérique sédimentaire redressée et plissée, et, entre les deux, la zone métamorphique qui produit marbres, schistes et ardoises. De nombreuses failles, discontinuités et chevauchements sont visibles. Cette situation explique la très grande et exceptionnelle variété de roches, et la présence de nombreux minerais, métalliques ou non, visibles sur le territoire de la commune de Luzenac et de ses voisines (carrière de talc, anciennes mines de fer et cuivre).

 

Sources hydro-thermales

Des sources hydro-thermales naturelles existent dans la région, comme celles de Mérens. Des sources hydrothermales captées alimentent les thermes de Ussat-les-Bains et d’Ax-les-Thermes.

 

Climat

Le climat de Luzenac bénéficie de la position du village en latitude, longitude et altitude, comme le montre les cartes ci-jointes.

 

 

Ensoleillement annuel moyen

Pluie (total annuel)

Températures (moyenne annuelle)

 

De part son appartenance à l’aire orientale de l’Ariège, la région de Luzenac jouit d’un climat ensoleillé avec près de 2400h de soleil par an, proche de l’ensoleillement des Pyrénées orientales voisines. Les précipitations totalisent une valeur modérée (environ 600 mm) pour une température annuelle moyenne d’environ 13°C, des valeurs proches de celles du Languedoc ou de la Provence et assez éloignées de celles des Pyrénées centrales et occidentales, plus humides, plus fraîches et moins ensoleillées.

 

Enfin, la situation topographique du village, en fond de vallée, le protège des fortes précipitations, des coups de vents, des épisodes de chaleur ou de froid excessifs.

 

Activités humaines

La population comptait 332 habitants en 1806, 956 en 1968, période du maximum de population. La commune abrite 650 personnes environ aujourd’hui.

 

Luzenac est traversé par la rivière Ariège, dont la vallée relativement encaissée sépare la Montagne de Tabe (Pic de Saint Barthélémy, 2348m)  au nord, et la haute chaîne pyrénéenne au sud (Pic d’Estat, 3143m). Les principales activités du village sont aujourd’hui la production de talc, à partir de la carrière de Trimouns, l’élevage et le tourisme.

 

Le terme Ariège viendrait de l’expression « aurigera », dérivée du latin, qui signifie « porteuse d’or », une étymologie que l’on peut mettre en relation avec la présence prouvée d’or dans les sables, graviers et sédiments de la rivière.

 

La haute-Ariège a été de tous temps une région rude et pauvre, voué à l’élevage bovin et ovin ainsi qu’un l’élevage du cheval (le cheval de Mérens est une race célèbre issue de la région), à l’exploitation du bois dans les nombreuses forêts que compte la région, aux mines (fer, cuivre), à l’extraction de l’or (orpaillage) et de l’ardoise, et au commerce transpyrénéen vers les régions voisines d’Andorre, d’Espagne ou de Catalogne. De nombreux lieux-dits portent le nom de « forge », ce qui signifie qu’ils ont abrité, probablement jusqu'à la fin du XIX° siècle, une forge « à la catalane », c'est-à-dire un atelier de production de fer à partir des minerais locaux, de charbon de bois et d’une soufflerie d’air actionnée par une chute d’eau issue d’un torrent voisin. Peu rentables, les forges ont été remplacées par des hauts-fourneaux (Tarascon, Pamiers). Depuis les années 1970 le tourisme d’hiver et d’été, ainsi que le thermalisme, apportent un indispensable complément de revenu.

 

L’élevage a longtemps été caractérisé par l’estivage et la transhumance, c'est-à-dire par la migration des troupeaux de la vallée ou du piémont, l’été, vers la montagne, et la migration inverse des troupeaux de la montagne vers les plaines et le piémont en hiver. Les hauts pâturages (estives) sont parsemés d’abris de pierre dénommés « orrys ». Entre vallées et hauts pâturages, des prairies de fauche s’étendent, où sont implantées des granges.

 

Faune

La faune des zones de montagne et de forêt est largement représentée en haute-Ariège. On y trouve de nombreuses espèces, dont plusieurs espèces rares en Europe : l’Aigle royal, le Vautour fauve, le Gypaète barbu, le Grand Tétras, le Faucon pèlerin, le Lagopède alpin des Pyrénées, l’Œdicnème criard, le Desman des Pyrénées, l’Euprocte des Pyrénées, la Loutre d’Europe, le cerf,  le sanglier, le chevreuil, l’isard, la marmotte, la martre, le chat sauvage... Le bouquetin et l’ours se sont éteints au XIX° et au XX° siècles, victime d’une chasse démesurée, et, dans le cas de l’ours, de l’hostilité de l’Eglise et des pouvoirs locaux à son encontre. L’ours a été ré-introduit il y a quelques années et sa trace est retrouvée sur le territoire de la commune de Luzenac assez régulièrement. Les populations de Grands Tétras et de cerfs sont en croissance. Le loup, dit « italien », est présent depuis quelques années sur le Carlit, distant à vol d’oiseau d’une trentaine de kilomètres de Luzenac. Certains naturalistes affirment que le lynx est également de retour sur le Carlit, mais ce point de vue est contesté par les autorités, faute de preuves incontestables.

 

Flore

Les Pyrénées comptent plus de 3000 espèces végétales dont 150 sont endémiques à la chaîne (on ne les trouve nulle part ailleurs). La haute-Ariège étant une zone de transition entre les Pyrénées centrales et les Pyrénées Orientales, elle subit les effets des climats montagnard, océanique et méditerranéen. Elle abrite, de ce fait, une très grande variété d’espèces végétales, réparties en plusieurs grands biotopes, tous présents sur la commune de Luzenac :

 

*       étage forestier des vallées et les collines. On y rencontre le chêne sessile, l’orme montagnard, le frêne, le châtaignier, le tilleul, l’alisier, le merisier, le noisetier, le coudrier, l’érable, le robinier faux-acacia, et les plantes qui les accompagnent ;

*       étage forestier montagnard : dominé par le hêtre, souvent mêlé au sapin,  parfois associé au buis sur terrain calcaire et au houx en terrain siliceux ;

*       étage forestier subalpin : c’est le domaine du pin à crochets associé au bouleau et au sorbier. Présence de saules nains ;

*       étage des landes et des pelouses d’altitude, où prospèrent les rhododendrons, les myrtilles, les azalées, quelques orchidées et les graminées d’altitude ; ça et là des tourbières hébergent des linaigrettes, des carex, des ajoncs et plantes carnivores (Drosera) ;

*       étage rocheux terminal où quelques espèces se sont établies.

 

 

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Ecologie : une faune et une flore diversifiée, originale, comprenant des endémiques et des espèces protégées

(source : site du Ministère de l’environnement, http://carmen.ecologie.gouv.fr et site de la DIREN Midi-Pyrénées, http://www.midi-pyrenees.ecologie.gouv.fr

 

Sites NATURA 2000

Les gîtes des Aygues-Vives sont riverains directs du cours supérieur de l’Ariège, dont le lit mineur a été déclaré d’intérêt écologique sur la base de la Directive européenne « Habitats Faune Flore » de 1992 et classé Natura 2000 (code FR7301822) dans la catégorie Site d’Importance Communautaire (SIC), eu égard à la biodiversité des espèces végétales et animales présentes, et dans certains cas à leur rareté. Les espèces animales phare de Natura 2000 sur la rivière Ariège sont des poissons migrateurs (saumon atlantique, grande alose, lamproie marine, surtout présents à l’aval de Pamiers) ou des mammifères (loutre d’Europe, desman des Pyrénées et 19 espèces de chauves-souris).

 

Les gîtes sont proches d’autres zones Natura 2000 :

*       les Quiès (montagnes) calcaires de Tarascon et de la Petite Caougnau (code FR7312002), classé en Zone de Protection Spéciale (ZPS) en raison de la richesse des espèces animales et végétales présentes. On observe sur les falaises de cette zone de forêts, maquis, garrigues et pelouses méditerranéennes l’Aigle royal, la Bondrée apivore, le Circaète Jean-le-blanc, le Gypaète barbu, le Vautour percnoptère…

*       le site de la vallée de l’Aston (code FR7300827), classé en SIC, dont les milieux naturels s’étagent du collinéen au nival avec un réseau hydrographique peuplé de vertébrés (Desman des Pyrénées, Euprocte).

*       le site de Quérigut-Orlu (code FR7312012), vallon d’orientation générale SW-NE classé en ZPS et présentant de remarquables oppositions de soulane et d’ombrée dans un contexte de fort enneigement hivernal et d’un ensoleillement estival intense. Le site est fréquenté par de nombreuses espèces d’oiseaux (Aigle royal, Circaète Jean-le-blanc, Grand Tétras, Lagopède alpin des Pyrénées, Perdrix grise des Pyrénées…

*       le site des Gorges de la Frau et Bélesta (code FR7312008), zone forestière classé en ZPS pour son avifaune (Aigle botté, Aigle royal, Alouette lulu, Grand Tétras…).

*       Le site du Capcir-Carlit-Campcardos (code FR9112024), classé en ZPS, qui appartient à la région biogéographique alpine, et qui accueillent les grands rapaces (Gypaète barbu, Aigle royal, Faucon pèlerin) et les galliformes montagnards (Lagopède, Grand Tétras…).

 

 

Parcs naturels régionaux

Les gîtes sont situés à une trentaine de kilomètres des limites du Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes, et se trouvent presque riverains du futur Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises.

 

 

Zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO)

Les gîtes sont intégrés dans la ZICO de la Zone rupestre du Tarasconnais et Massif d’Aston. Ils sont également proches des ZICO des Gorges de la Frau-Bélesta et Puig Carlit. Les ZICO sont, au titre de la Directive européenne « Oiseaux », des sites d’intérêt majeurs qui hébergent des effectifs d’oiseaux sauvages jugés d’importance communautaire.

 

 

Zones soumises à un Arrêté de Biotope

Non loin des gîtes plusieurs sites présentant un fort intérêt patrimonial ou naturel ont fait l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope limitant les activités humaines à proximité :

*       Quiè de Lujat, sur les communes de Verdun, Sinsat et Ornolac-Ussat les Bains, arrêté du 01/03/1989.

*       Pinède à crochet du Plateau de Beille, sur la commune d’Aston, arrêté du 23/08/1988.

*       Grotte de la Petite Caougnau, sur la commune de Niaux, arrêté du 03/12/1993.

 

 

Sites classés et sites inscrits

A proximité des gîtes plusieurs sites classé ou inscrits témoignent de la richesse du patrimoine et des sites :

*       Site classé : Monségur, de la Montagne de la Frau (qui domine Luzenac), jusqu’au château et jusqu’à la crête de Madoual au Nord. Code ATEN0190086D.

*       Sites inscrits :

*         Grottes de Lombrives et ses abords, à Ussat, arrêté du 04/03/1943

*         Grottes dites églises spoulgas et leurs abords, à Ussat, arrêté du 09/03/1943

*         Grottes dites spoulgas ou église de Bouan, parois et abords immédiats, à Bouan, arrêté du 25/02/1943

*         Grottes dites spoulgas d’Ornolac et leurs abords, à Ornolac-Ussat les Bains, arrêté du 17/03/1943.

*         Eglise romane, cimetiere et leurs abords, à Ornolac-Ussat les Bains, arrêté du 25/02/1943.

*         Col du Chioula, sur les communes de Caussou, Ignaux, Vaychis, arrêté du 18/07/1964.

 

 

Zones naturelles d’intérêt écologique et floristique (ZNIEFF)

De nombreuses ZNIEFFs entourent des gîtes :

*       Bois de Castillou et des Coumels, code 730011934, où les gîtes disposent de plusieurs parcelles forestières et de pâturages, et où l’on signale la présence de l’Ours brun, de la Loutre, de l’Izard, de l’Aigle royal, du Lagopède et du Grand Tétras.

*       Bois de Cibadasses et du Castelet, code 730011935, habitat du Grand Tétras et visité par l’Ours brun.

*       Plateau de Beille-Mont Redon-Prat Moll, code 730011933, caractérisé par l’avifaune de la pineraie à crochets, la présence du Grand Tétras, du Chat sauvage et de l’ours, zone de chasse de l’Aigle royal.

*       Haute vallée de Lavail et pic d’Espaillat, code 730011937, dont l’intérêt faunistique est lié à l’avifaune de montagne (Lagopède, Perdrix grise, Aigle royal), à la présence de l’Ours brun et du lézard vivipare.

*       Cirques d’Embizon, des Cloutels et Part-Mau, code 730011938. Zones tourbeuses avec bosquets de pins. Grand Tétras, izard, Lézard vivipare.

*       Haute vallée du Rieutort, code 730011940. Prairies humides et zones tourbeuses. Aigle, Grand Tétras, Euprocte des Pyrénées.

*       Etang de Ruille, code 730011952. Plantes typiques des milieux humides de montagne.

*       Haute vallée du Najar, code 730011950. Prairies humides et cirques glaciaires. Lagopède, Perdrix grise, izard.

*       Etang Bleu petit Estagnol, code 730011949. Plantes rares. Avifaune montagnarde typique.

*       Haute vallée d’Aston, pics de Ruille et de Fontargente, code 730011946. Crête fortifiée avec nombreux cirques lacustres. Présence de plantes rares. Avifaune rupestre de haute montagne. Ours brun.

*       Etangs de Fontargente, code 730011947. Plantes typiques des étangs d’altitude. Euprocte des Pyrénées.

*       Etangs de Joclar Estagnol inférieur de Ruille, code 730011948. Plantes très rares. Euprocte des Pyrénées.

*       Pic de la Coume d’Enfer-Coume de Varilhes, code 730011945. Flore alpine des prairies humides avec torrents divagants. Lagopède, Accenteur alpin, Perdrix grise. Ours brun.

*       Cap de la Lesse, grottes de Niaux et Lombrives, code 730012127. Flore méditerranéenne. Oiseaux rupestres nicheurs. Très grand intérêt spéléologique et préhistorique.

*       Quie de Lujat, code 730003061. Flore méditerranéenne. Avifaune rupestre. Izards.

*       Pinouse de Bourbourou, code 730011936. Tourbières et pineraie à crochets. Blaireau. Avifaune de la pineraie, zone de chasse de l’Aigle royal.

*       Bois d’Albiès et du Débès, code 730011932. Ensemble forestier, très belle hétraie de Mourègnes. Présence du Chat sauvage, du Grand Tétras et de la Chouette de Tengmalm.

*       Forêts de la Soulane de Caussou, code 730011959. Présence du Grand Tétras et du mouflon, présence du Lynx en 1979 aux Rochers de Scaramus.

*       Forês de la Soulane des Monts d’Olmes et de la montagne de Tabe. Présence du Grand Tétras et du mouflon.

 

 

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Histoire : les dates et repères d’un destin unique

 

Pyrène et les Pyrénées

Source : Wikipédia

 

Pyrène est le nom de plusieurs personnages de la mythologie grecque. Celle qui est à l’origine du mot Pyrénées est la fille de Bébryx, souverain des Bébrices, peuple qui devait occuper la partie orientale des Pyrénées. Selon la légende[], telle qu'elle est rapportée par Silius Italicus à propos du passage d'Hannibal dans cette région, Pyrène fut séduite par Héraclès (ou Hercule), hôte du roi Bébryx alors qu'il se rendait en Espagne. Après son départ, Pyrène désespérée s'enfonça dans les forêts et fut tuée par les bêtes sauvages. De retour, Héraclès lui éleva un tombeau grandiose, dont on a fait les Pyrénées. Des légendes ultérieures disent qu'avant de mourir, Pyrène mit au monde un serpent. La pierre d'Oô (découverte dans les Pyrénées centrales) conservée au Musée des Augustins de Toulouse, représentant de manière fruste une femme avec un serpent sortant de son sexe et mordant (ou tétant) un sein, a été mise en relation, sans aucune certitude, avec cette légende. D'autres situent dans la grotte de Lombrives le tombeau de Pyrène.

 

 

Luzenac

Source : histariege.com

 

La mention la plus ancienne de Luzenac semble dater de 1074 quand le Comte de Foix fit donation de la « villam de Lusinac » à l’abbaye de Cluny. En 1244, le seigneur Guillaume Bernard de Luzenac fait au Comte de Foix un serment relatif à Luzenac et à son château (il ne reste rien de ce château, qui était situé au lieu-dit « Le Castella »). Dans les registres de l’Inquisition de 1309 on trouve la « confession » pour crime « d’hérésie » d’un clerc nommé Pierre de Luzenac. En 1450, un acte précise que la seigneurie de Luzenac relevait de la châtellenie de Lordat.

 

En 1488, le seigneur de Luzenac Ramond de Miglos baille à fief, moyennant redevance, la Forge de Sortadel, sur le territoire de Luzenac, à Arnaud Peyre. Les restes de cette forge furent retrouvés lors de la construction de la ligne de chemin de fer à l’emplacement actuel de l’usine de talc.

 

A partir du XVII ième siècle Luzenac et Sortadel (ou Sourtadeil) sont parfois confondus dans les documents administratifs. Les deux termes apparaissent sur la Carte de Cassini.

 

 

Le comté de Foix

Source : Wikipedia

 

Le comté de Foix faisait partie du pays des Volques Tectosages sous les Romains ; se divisait en haut et en bas pays de Foix, et avait pour places principales : dans le haut-pays, Foix, Tarascon, Ax ; dans le bas-pays, Pamiers, Saverdun, Lézat-sur-Lèze, Le Mas-d'Azil. Le comté de Foix, après avoir fait partie de l'empire romain, du royaume des wisigoths, de la monarchie mérovingienne, du duché d'Aquitaine, de l'empire carolingien, et enfin du comté de Carcassonne, fut détaché de ce dernier comté au XIe siècle, forma d'abord une seigneurie, et fut érigé en comté en 1050 en faveur de Roger Ier de Foix, fils de Bernard-Roger de Foix et petit-fils de Roger Ier le Vieux, comte de Carcassonne. S'ils sont tout d'abord vassaux des comtes de Toulouse, les comtes de Foix voient s'accroître leur puissance du XIe au XVe siècle.

 

Le comté fut uni en 1290 à la vicomté de Béarn. En 1398, Isabelle de Foix, héritière du comté de Foix, le porta dans la maison de Grailly, par son mariage avec Archambaud de Grailly. Aux XIIIe et XIVe siècles les comtes de Foix comptent parmi les plus puissants féodaux du royaume de France.

 

Gaston III Febus de Foix-Béarn, dit Gaston Phébus, succède très jeune (12 ans) à son père sur des territoires morcelés. A l’ouest les vicomtés de Béarn, de Marsan et Gabardan. A l’Est le comté de Foix, les terres de Lautrec, le Nebouzan. Pour les possessions occidentales, Gaston Phébus doit hommage au roi d’Angleterre, Edouard III, duc de Gascogne, et pour ses possessions orientales (Foix, Lautrec) au roi de France Philippe VI de Valois. Cette situation conduit les rois rivaux de France et d’Angleterre à ménager Gaston Phébus. Avec cette stratégie les domaines de Gaston Phébus furent relativement épargnés par les désastres de la Guerre de Cent Ans. Quand elle éclate il n’y participe pas et se déclare neutre. Il épouse Agnès de Navarre en 1349, proche parente du roi de France. Sa vie est marquée par sa soif d’enrichissement et de magnificence et par des guerres perpétuelles. On l’accuse d’avoir assassiné lui-même son propre fils, son seul héritier, soupçonné d’avoir cherché à empoisonner son père à l’instigation de Charles II roi de Navarre. Il meurt d’une attaque d’apoplexie au cours d’une chasse à l’ours en 1391.

 

En 1479, Éléonore Ire de Navarre, reine de Navarre, qui avait épousé Gaston IV de Foix, comte de Foix, mourut, en choisissant pour son successeur son petit-fils François Phébus; mais celui-ci mourut fort jeune, et sa sœur Catherine de Navarre, en épousant Jean, sire d'Albret, fit passer dans cette maison le comté de Foix, ainsi que la couronne de Navarre. De ce moment, les destinées de ce comté se confondent avec celles de la Navarre.

 

Le comté de Foix sera intégré à la couronne de France en 1607, avec le mariage de Henri III de Navarre, comte de Foix, avec Marguerite de Valois, fille du roi de France Henri II.

 

Henri III de Navarre deviendra roi de France sous le nom d’Henri IV.

 

 

Les Cathares et Montségur

Source : Wikipedia

 

On appelle « Cathares » (du grec ancien καθαρός / katharós, « pur ») les adeptes d'un mouvement religieux dualiste médiéval. Le nom, tardif, a été donné par les ennemis de ce mouvement, jugé hérétique par l'Église catholique. Les adeptes de ce mouvement se nommaient eux-mêmes « Bons Hommes », « Bonnes Femmes » ou « Bons Chrétiens », mais étaient appelés « Parfaits » par l’Inquisition. Le mouvement étant originaire de Bulgarie, les cathares ont souvent été aussi dénommés « bougres », qui dérive de bulgare. Le terme « bougre » a longtemps signifié également « homosexuel », en raison des accusations portées par l’église catholique concernant les mœurs supposées des cathares.

 

Les cathares, se considérant alors comme les seuls vrais disciples des apôtres, adoptent le modèle de vie, les rites et les sacrements, des premières communautés chrétiennes. Ils s'appuient principalement sur les enseignements du Nouveau Testament, leur unique prière étant le Notre Père. Ils considèrent que toutes les pratiques et sacrements instaurés par l'Église catholique romaine tout au long du Haut Moyen Âge, n’ont aucune valeur.

 

Se rapprochant des premiers chrétiens, les cathares croyaient que le salut passait par une vie de religion. Ils étaient astreints à la chasteté, et devaient constamment aller par deux personnes du même sexe : chacun avait son sòci, ou compagnon, ou sa sòcia, pour les femmes. La forme de prédication la plus courante associait au coin du feu de deux personnes de même sexe et conduira à l'accusation de bougrerie (homosexualité) fréquemment enregistrée dans les registres de l'Inquisition. Ils ne devaient pas mentir, s'abstenir de tout vice, de toute méchanceté, être simplement de Bons Chrétiens selon les Évangiles. Les parfaits ne devaient évidemment pas tuer, mais cela s'appliquait également aux animaux. Ils devaient également ne pas mentir, ce qui en conduisit plus d'un au bûcher, les inquisiteurs  ayant appris à utiliser cette règle, ainsi que l'interdiction de jurer.

 

Pour tenter de faire disparaître cette hérésie, le pape Innocent III lance en 1209 contre les « Albigeois », comme l’on désignait aussi les cathares à cette époque, la première croisade qui se déroulera sur le territoire de la chrétienté occidentale. Avec la Croisade contre les Albigeois, il s'agit pour l'Eglise de mater une hérésie, mais aussi en partie, pour le pouvoir central de la royauté française, de soumettre les Seigneurs du Sud, trop indépendants. Néanmoins Philippe Auguste, le Roi de France, ne voudra jamais participer personnellement à cette croisade, il laissera ses vassaux libre de toutes actions. La guerre durera vingt ans (12091229). La lutte armée se poursuivit dans le Midi tout au long du XIIIe siècle, relayée plus tard par l'institution de l'Inquisition, créée en 1231 pour traquer la « dépravation hérétique ».

 

Le château de Montségur abritera une communauté cathare importante. En 1215, le concile de Latran cite la forteresse comme étant un repère d'hérétiques. En 1229, le rôle de Montségur comme abri pour l'Église cathare est réaffirmée dans le traité de Meaux-Paris. À partir de 1232, ce rôle ne cesse de se renforcer. Parallèlement, le château accueillera également les chevaliers faydits (rebelles) qui furent dépossédés de leur terres par le traité de 1229. Au nombre de ces derniers figure Pierre-Roger de Mirepoix, cousin de Raymond de Péreille qui sera le maître militaire de Montségur.

 

Dans la première moitié du XIIIe siècle, la forteresse subira pas moins de quatre sièges dont un seul sera couronné de succès :

 

*       Guy de Montfort, frère de Simon IV de Montfort fera une première tentative en 1212 ;

*       Simon IV de Montfort dirigera la deuxième en 1213 ;

*       en juillet 1241, Raymond VII de Toulouse sur l'ordre de Louis IX débutera un siège qu'il lèvera sans même donner un assaut ;

*       le dernier sera l'œuvre de Hugues d'Arcis, sénéchal de Carcassonne.

 

Celui-ci sera déclenché par le massacre de quelques inquisiteurs fait en 1242 à Avignonet en Lauragais par une soixantaine d'hommes issus de la garnison de Montségur. Le sénéchal de Carcassonne et l'archevêque de Narbonne (Pierre Amiel) furent chargés d'assiéger la forteresse, sur l'ordre de Blanche de Castille et de Louis IX. En mai 1243, les croisés, au nombre d'environ 6000 hommes, entourent Montségur.

 

De fait, l'équilibre des forces perdure jusqu'à Noël 1243 où une poignée "d'alpinistes" parvient, suite à une escalade audacieuse effectuée de nuit, à se rendre maître de la tour de guet. À partir de ce moment, un trébuchet est acheminé et monté qui bombardera sans relâche la position des assiégés comme en témoignent les nombreux boulets de pierre taillée retrouvés sur le site. Environ un mois plus tard, peut-être suite à une trahison locale, la barbacane tombe aux mains des assaillants.

 

Le 1er mars 1244, Pierre-Roger de Mirepoix se voit contraint de négocier la reddition de la place forte. Les termes en seront les suivants :

 

  • la vie des soldats et des laïcs sera épargnée ;
  • les parfaits qui renient leur foi seront sauvés ;
  • une trêve de 15 jours est accordée pour les cathares qui veulent se préparer et recevoir les derniers sacrements.

 

16 mars, la forteresse s'ouvre à nouveau. Tous les cathares qui n'avaient pas abjuré leur foi périrent sur le bûcher qui engloutit ainsi un peu plus de 200 suppliciés (le nombre varie légèrement suivant les sources) dont la femme, la fille et la belle-mère de Raymond de Péreille. La tradition veut que le bûcher soit monté à 200 m du castrum dans le "Prat dels Cremats" (le champs des brûlés) où une stèle fut érigée par la Société du souvenir et des études cathares. Sur cette dernière figure l'inscription : "Als cathars, als martirs del pur amor crestian. 16 mars 1244".

 

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